Mercredi 4 novembre 2009
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Il est clair que les gens de mon âge, et il est difficile de parler comme cela sans se demander qui l'on peut bien être, les gens de mon âge donc sont tous, de manière consciente ou non, une
génération qui devra vivre avec le traumatisme du 11 septembre. C'est une chose qui dans notre art se verra que nous le voulions ou non, qui sera une sorte de veine conduisant un sentiment
étrange vers le coeur et il nous faudra vivre avec cela. Jusqu'à ce jour-là tout se passait bien, le monde semblait être dans un moment de calme et d'enfance, nous étions des enfants qui
n'avaient jamais vu la guerre, qui n'avait vécu avec la peur et tout d'un coup, par un formidable effet de théâtre, un deus ex machina des plus fantastique, notre vie a basculé dans l'irréel de
l'horreur.
Le plus dur et ce qui a été le plus rude dans cette journée c'est que la plupart d'entre nous avons assisté à cet évènement en direct depuis notre intérieur confortable et jusque là sécurisé. Mais toutes ces choses que nous connaissions étaient bien finies et il devenait frappant dans notre esprit que les choses ne seraient plus les mêmes. Ce jour du 11 de septembre 2001 a conditionné tout ce que nous vivons aujourd'hui, il a formé une vision de l'art que nous n'aurions pas eu, plus que pour beaucoup d'autres générations. Il n'y a que nous qui pourrons parler de ce que ce jour-là a provoqué sur l'humanité, car dans un temps sans terreur qui était le notre l'inhumanité dans son costume le plus beau et le plus sombre à la fois nous a touché et s'est montré présent. Nous n'avions pas le mur de Berlin, ni la guerre froide, nous vivions dans un monde où tous ces poids n'étaient plus chez nous, à l'extérieur oui, mais chez nous non.
Nous avons découvert avec des yeux tout neuf des choses que bien des adultes avaient déjà vu et vécu. Bien avant l'âge nous avons été mis face à face avec les sentiments d'impuissance et de folie. Qu'avait-il bien pu se passer dans la tête de ces gens ? Et surtout qu'aurions-nous fait à leur place ? Les médias nous mettaient en face du problème, nous faisaient vivre cette expérience sans effets spéciaux, sans trucages, sans scénarios établis à l'avance. Et ils nous disaient que l'avenir nous appartiendrait, ils nous montraient le nouveau chemin que la violence venait d'imposer au monde. Ce jour-là est dans notre coeur quoiqu'on en puisse dire, et il serait innaproprié de le nier car si jeune et être frapper de plein fouet par ce jour du 11 de septembre c'est comme accélérer brusquement le tempo en plein milieu d'une symphonie, nous perdons une partie de l'oeuvre et il nous faut tout reconstruire d'après ce que nous imaginons.
Ce jour du 11 de septembre, les vrais attentats n'ont pas été dirigés contre l'amérique, mais contre la lumière de l'enfance, tout a été détruit, ce crime a été dirigé contre l'humanité et tout ce qu'elle considérait comme étant vivant. Ils ont réduit à néant la vie telle que nous la connaissions et cela sans sourciller une seule seconde. Cette génération dont je fais parti porte les traces de ces jours dans son coeur et chaque battement frémi dans la nuit noire de cette période troublée qui n'est que l'enfant de ce jour du 11 de septembre, la date de naissance d'une vie où l'on tatte l'obscurité pour chercher où nous aurions bien pu aller, ce que nous serions devenus. Nous sommes tombés dans le noir de l'existence dans personne pour nous aider à nous relever, nous étions petits, ne savions pas marcher, et ce jour-là les adultes n'ont plus pensé qu'à eux-mêmes, à comprendre comment ils ont bien pu en arriver là et nous avons du alors nous construire par nous-même.
Souviens-toi de ce jour du 11 de septembre 2001 quand tu as commencé à vivre bien plus loin que tu ne le devais et que ton art a pris un tournant irréversible vers un monde que tu dois désormais te construire toi-même, sans l'aide de personne, et alors, dans un soupire plein d'exaste tu croiras peut-être un jour en l'amour.
Le plus dur et ce qui a été le plus rude dans cette journée c'est que la plupart d'entre nous avons assisté à cet évènement en direct depuis notre intérieur confortable et jusque là sécurisé. Mais toutes ces choses que nous connaissions étaient bien finies et il devenait frappant dans notre esprit que les choses ne seraient plus les mêmes. Ce jour du 11 de septembre 2001 a conditionné tout ce que nous vivons aujourd'hui, il a formé une vision de l'art que nous n'aurions pas eu, plus que pour beaucoup d'autres générations. Il n'y a que nous qui pourrons parler de ce que ce jour-là a provoqué sur l'humanité, car dans un temps sans terreur qui était le notre l'inhumanité dans son costume le plus beau et le plus sombre à la fois nous a touché et s'est montré présent. Nous n'avions pas le mur de Berlin, ni la guerre froide, nous vivions dans un monde où tous ces poids n'étaient plus chez nous, à l'extérieur oui, mais chez nous non.
Nous avons découvert avec des yeux tout neuf des choses que bien des adultes avaient déjà vu et vécu. Bien avant l'âge nous avons été mis face à face avec les sentiments d'impuissance et de folie. Qu'avait-il bien pu se passer dans la tête de ces gens ? Et surtout qu'aurions-nous fait à leur place ? Les médias nous mettaient en face du problème, nous faisaient vivre cette expérience sans effets spéciaux, sans trucages, sans scénarios établis à l'avance. Et ils nous disaient que l'avenir nous appartiendrait, ils nous montraient le nouveau chemin que la violence venait d'imposer au monde. Ce jour-là est dans notre coeur quoiqu'on en puisse dire, et il serait innaproprié de le nier car si jeune et être frapper de plein fouet par ce jour du 11 de septembre c'est comme accélérer brusquement le tempo en plein milieu d'une symphonie, nous perdons une partie de l'oeuvre et il nous faut tout reconstruire d'après ce que nous imaginons.
Ce jour du 11 de septembre, les vrais attentats n'ont pas été dirigés contre l'amérique, mais contre la lumière de l'enfance, tout a été détruit, ce crime a été dirigé contre l'humanité et tout ce qu'elle considérait comme étant vivant. Ils ont réduit à néant la vie telle que nous la connaissions et cela sans sourciller une seule seconde. Cette génération dont je fais parti porte les traces de ces jours dans son coeur et chaque battement frémi dans la nuit noire de cette période troublée qui n'est que l'enfant de ce jour du 11 de septembre, la date de naissance d'une vie où l'on tatte l'obscurité pour chercher où nous aurions bien pu aller, ce que nous serions devenus. Nous sommes tombés dans le noir de l'existence dans personne pour nous aider à nous relever, nous étions petits, ne savions pas marcher, et ce jour-là les adultes n'ont plus pensé qu'à eux-mêmes, à comprendre comment ils ont bien pu en arriver là et nous avons du alors nous construire par nous-même.
Souviens-toi de ce jour du 11 de septembre 2001 quand tu as commencé à vivre bien plus loin que tu ne le devais et que ton art a pris un tournant irréversible vers un monde que tu dois désormais te construire toi-même, sans l'aide de personne, et alors, dans un soupire plein d'exaste tu croiras peut-être un jour en l'amour.
Par Ivan Deschamps
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Publié dans : Chroniques
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