Dimanche 7 mars 2010
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21:05
Par dessus tout ce qui a déjà été vécu
Il n'y a de certitude que ce qui est passé
Et les choses si belles soient-elles perçues
Sont une vanité une tromperie une volée
Un vent qui passant souffle à nos regards des pensées
Les enlevant substituant un réel à une histoire
Torturant une idée pour en faire un mal qui a assez duré
Ce vent impétueux prend place et creuse les mémoires
Se réclamant d'un autre temps
Une autre époque, un symbole perdu dont personne ne veut imaginer la trace
La trace de son manque dans notre vie
Il n'y a plus rien, il n'y a plus rien à dire
Les sons se répètent inlassablement
La distance n'est plus et le temps de changer arrive
Les cordes se tendent et balancent le vide sous elles
Les voix s'élèvent les chants entonnent des complaintes
Et les choses vont vers où personne ne le sait,
Simplement partant elles fuient et se dirigent vers un ailleurs
Que j'espère le plus loin possible de tout
Vers une réalité qui ne m'oubliera pas
Dans un sombre mouvement un éclair viendra
Une lumière surgira puis doucement se posera près de moi sur moi pour moi
Je l'espère.
Il n'est pas le temps d'en finir
Les choses simplement continuent et se perpetuent
Mais le plus loin possible de l'image qu'elles renvoyaient d'elles au début.
Par Ivan Deschamps
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Mardi 2 mars 2010
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10:58
Je vis dans ce genre d'espaces étroits
Un désert qui s'écoule devant mes yeux
Sans aucune limite
Sinon celles de mon esprit
Pour moi elles sont trop grandes,
Ou pas.
Je ne suis pas en reste et ce que je suis
Lutte, sans avoir semble-t-il l'envie de s'arrêter
Il n'y a pas de méthode
Juste une voie, un chemin, une pensée
Pour y arriver
Pour espérer un jour y arriver.
Car tout réside dans un avenir
Que chacun se construit, s'imagine
Le mien je n'en ai aucune idée
Pas la moindre ombre de ce qu'il pourrait être
Et là, dans cet instant étrange
Je revis un morceau de mon passé
Étrange, comme si je l'avais vécu
Avant qu'il n'arrive, tel un souvenir
Dont je n'ai pas encore vu le jour
Il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre
Voir, les choses, apprendre
Toujours apprendre, se nourir
De savoir toujours plus
Et par la suite,
Construire une légende très personnelle
Innabordable pour la majorité
Je n'ai que faire de la majorité
Elle n'est pour la plupart rien pour moi
Alors je me réveille
Et d'un coup tremblant
Presque hésitant
Je donne un second souffle à la vie
La prenant totalement pour mienne
Je ne laisse aucune alternative à personne
À rien, je suis seul maître de mon avenir
Il n'y a pas de destin
Destin me fait rire, je contrôle tout
J'en ai pour le moins le désir
Fera-t-il l'affaire, comblera-t-il
Mes attentes ?
L'ordre sort du chaos de mon esprit
Dans une sorte de dérangement
Nous pouvons y trouver une logique
Je ne sais pas combien de personnes composent ce que je suis
Suis-je seul ?
Pourquoi toutes les choses vont si vite
Si vite et pourtant sans venir...
Par Ivan Deschamps
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Mercredi 17 février 2010
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17:45
et de mes semblables
la compagnie me tuait
de rêves solitaires
toujours sans mentir
sans médir pour finir
par une illision bâclée
alors que tout s'efface
un jour se passe vite
accélérer par un éclair
un moment j'aurais cru pouvoir dire que j'espère encore
à un moment j'aurais cru pouvoir être autre chose que ce noeud de révoltes
mais rien ne m'en empêche, triste sort
et d'un de mes semblables
un de ces gens qui me ressemble
qui me tue à chaque mot
de toutes ses choses dites
qui auraient du être tues
forces à constater le pire
il n'y a plus aucun moment d'espoir tant que je vois la vie grouillante
mais qu'importe la lumière brille dans mes yeux quand dans mon monde
je resiste
et de mes semblables
la compagnie rêvée
semblait arriver
Par Ivan Deschamps
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Jeudi 14 janvier 2010
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17:40
J'ouvre les yeux et que vois-je du monde
Cet univers perdu dans milles méandres
Il ne me manque rien j'attaque ma fronde
J'ai beaucoup trop de monde à pendre
Haut et surtout court il n'y a aucune chance
Je ne donne rien à personne je garde tout
Ils ne leur restera que ce goût amer et rance
La chose sera longue douloureuse et flou
Dans de trop nombreuses conjectures, dans de trop peu nombreuses réalités
Ils se perdront et errerront se frappant le dos ne sachant plus pourquoi ils l'ont fait
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Je me construis une mythologie très personnelle
Le monde n'a rien de tout ce qu'ont dit superficiel
Tant et si bien qu'en rien je n'accepte votre défi
Je décide de tout me concernant il s'agit de ma vie
Je vous ai laissé croire que vous en étiez les maîtres
En tout vous avez usurpé mon identité d'être vivant
Dans l'enfer de votre esprit je vous envoie paître
Quelqu'un me tient et tente l'enchaînement de ma liberté, veut violer mon esprit
Mais c'est pour vous que je relâche ces vices qu'ils s'attaquent à toutes vos envies
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Directeurs de foi de conscience entendaient moi
Je vous ordonne d'écouter les paroles des gens
Quand la rue parle du ciel tombe le sang des rois
Annihilation des privilèges c'est ce qui vous attend
Regardez-moi bien dans les yeux je m'appartiens
Vous n'avez plus rien je ne vous donne plus rien
Ecoutez-bien quand les gens agissent ça fait mal
Dans notre joie personne n'écoutera vos râles
Et la boue dans laquelle vous partaugerez n'est rien d'autre qu'un bel aperçu
De l'intense et profonde misère que sera votre esprit quand vous serez déçu
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Le canon sur la tempe avec soin je m'applique
Je veux me battre contre tout avec milles coups
Et dans aucun d'eux je n'entendrais la supplique
Impossible d'arrêter la punition infligée à ces fous
Je ne veux pas et je la regarderais avec plaisir
Vous ronger de détresse aspirer tous vos désirs
Je serais spectateur de la chute de tous ces grands
Et j'écouterais avec passion vos cris de délirants
En quoi suis-je moins humain que ces maîtres à esclaves modernes, je suis blanc
Je suis noir, je suis tout et rien à la fois, mais je ne suis pas vous je suis vivant
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Par Ivan Deschamps
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Lundi 4 janvier 2010
1
04
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/2010
22:12
Je ne sais plus où cela me conduit et quand bien même
Les mots sont près de moi ils m'échappent
Quittent mes sens
Prennent alors leurs sens cachés ou bien dévoilés
Imagine imagine imagine
Le répèter perd son sens
Mais ne pas le dire efface bien des envies
Donne la vie aux regrets dont aucune image ne peut ternir le reflet
Et dans l'amer mémoire
Sur ses rivages aux nombreuses perles de rosées
Dans une poésie intense et voulue
Je ne peux m'y résoudre à y croire
Les mots sont comme des morts dont le souvenir gâtent l'existence
Car rien ne peut faire oublier la cruelle vérité de l'instant
Je vis et meurs chaque jour un peu plus
Je vis et pour mon malheur je le vois
Et au jour de ma mort je dirais je le vis...
Imagine imagine imagine ce jour de novembre
Qui dans sa grisaille te vit paraître
Pourquoi parles-tu de ce jour ?
Je n'en ai aucun souvenir mais depuis je suis en vie...
Par Ivan Deschamps
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