Jeudi 14 janvier 2010
4
14
/01
/2010
17:40
J'ouvre les yeux et que vois-je du monde
Cet univers perdu dans milles méandres
Il ne me manque rien j'attaque ma fronde
J'ai beaucoup trop de monde à pendre
Haut et surtout court il n'y a aucune chance
Je ne donne rien à personne je garde tout
Ils ne leur restera que ce goût amer et rance
La chose sera longue douloureuse et flou
Dans de trop nombreuses conjectures, dans de trop peu nombreuses réalités
Ils se perdront et errerront se frappant le dos ne sachant plus pourquoi ils l'ont fait
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Je me construis une mythologie très personnelle
Le monde n'a rien de tout ce qu'ont dit superficiel
Tant et si bien qu'en rien je n'accepte votre défi
Je décide de tout me concernant il s'agit de ma vie
Je vous ai laissé croire que vous en étiez les maîtres
En tout vous avez usurpé mon identité d'être vivant
Dans l'enfer de votre esprit je vous envoie paître
Quelqu'un me tient et tente l'enchaînement de ma liberté, veut violer mon esprit
Mais c'est pour vous que je relâche ces vices qu'ils s'attaquent à toutes vos envies
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Directeurs de foi de conscience entendaient moi
Je vous ordonne d'écouter les paroles des gens
Quand la rue parle du ciel tombe le sang des rois
Annihilation des privilèges c'est ce qui vous attend
Regardez-moi bien dans les yeux je m'appartiens
Vous n'avez plus rien je ne vous donne plus rien
Ecoutez-bien quand les gens agissent ça fait mal
Dans notre joie personne n'écoutera vos râles
Et la boue dans laquelle vous partaugerez n'est rien d'autre qu'un bel aperçu
De l'intense et profonde misère que sera votre esprit quand vous serez déçu
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Le canon sur la tempe avec soin je m'applique
Je veux me battre contre tout avec milles coups
Et dans aucun d'eux je n'entendrais la supplique
Impossible d'arrêter la punition infligée à ces fous
Je ne veux pas et je la regarderais avec plaisir
Vous ronger de détresse aspirer tous vos désirs
Je serais spectateur de la chute de tous ces grands
Et j'écouterais avec passion vos cris de délirants
En quoi suis-je moins humain que ces maîtres à esclaves modernes, je suis blanc
Je suis noir, je suis tout et rien à la fois, mais je ne suis pas vous je suis vivant
Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Par Ivan Deschamps
-
Publié dans : Poésie polémique
-
0
-
Recommander