Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 18:22
Je laisse aller mon langage bien, bien plus loin que les étoiles et se dire quelque chose veut signifier à l'humanité que je suis vivant et que je me laisse aller encore plus loin que mes mots.

J'aime me répéter et me laisser croire que je peux tout devenir que je n'ai pour limite que celles que je m'impose, il me faut alors ne m'en imposer aucune et me laisser croire que je peux être affranchi du monde réel.

Je, parce que tout le temps tout commence par un je, suis là et me berce moi-même d'illusions ou d'autres choses je ne sais s'il me faut justifier mes actes et c'est par les montagnes, près des bords de mer que je suis peut-être au plus quelqu'un au mieux moi-même.

Je vis et je vois le monde tel qu'il est, je ne peux m'empêcher de le constater et à quand bien même la vie me réserve des choses incroyables il y aura toujours une âme pour la voir et danser quelques pas maccabres autour de moi, m'instruisant ainsi de ce que je pourrais faire de mon avenir.

Je suis sans éloge pour le monde mais j'en déborde pour ce qu'il pourrait nous offrir et de tout cela il n'y a aucun paradoxe à retirer, c'est la vérité qui pourtant nous aveugle mais quand même peut nous sauver.

Je ne construit rien, j'assemble le réel pour en faire surgir de manière innatendue une essence qui pourrait me retenir de la mort, qui pourrait me dire dans un coin de l'oreille que oui je suis bien là et que les mots que j'aime m'appellent avec de grands signes.

J'aime étaler les mots devant moi, et j'aime la vie de manière absolue mais je n'aime pas ce qu'elle s'est laissée faire par des gens un peu trop avide de pouvoir et de pouvoir faire ce qu'ils veulent sans penser aux autres.

Je suis une partie intégrante des autres au même jugement d'un autre et les corbeaux de malheur qui dans le ciel tournoient ne me font pas peur, je sais ce que je vais valoir à la fin car je fais tout pour que rien ne puisse me détourner de mon chemin.

Je m'énerve après les autres, je m'énerve et dans une énergie brute, sans artifice aucun, je me livre à moi-même et j'expérimente sur mon désir ce que je suis.

Je me laisse tomber dans les nuages de mon inconscience, heureux.

J'édite mes lois et elles n'ont d'injustes pour vous que le fait que j'en sois l'ordonateur, ainsi il n'appartient qu'à moi de décider si elles sont bonnes ou non.

Je n'aime pas ce que je pourrais ne pas faire, et toi, Muse, livres-toi à moi s'il te plaît, tu me parles bien depuis trop longtemps sans que je ne te connaisses, alors montres-toi, je veux te voir.

Je déconstruis le réel et je donne naissance à mon réel.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
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