Lundi 20 juillet 2009
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imaginons un instant que la poésie puisse redorer son blason, non comme il l'était avant mais bel et bien comme il doit être aujourd'hui, d'une manière différente.
Nous ne pouvons plus envisager la poésie et le théâtre qui la porte de la même manière qu'avant. Les temps ont changé, les façons de ressentir aussi. S'il faut écrire avec son temps, il nous faut
aussi vivre les choses dans le présent et non en allant chercher des émotions passées, des sensations qui n'existent plus aujourd'hui. Ce n'est pas une chose triste que d'oublier les émotions du
passé si nous faisons tout pour bien vivre celle qui nous sont soumises par les créateurs.
Imaginons des trétaux dans la rue avec des comédiens dessus. Ce serait encore mieux si nous pourrions capter l'attention d'un public qui serait spectateur involontaire, un spectateur volé en
quelque sorte, à qui nous n'aurions pas donné le choix. Si l'on force avec délicatesse les gens, ils viendront après d'eux-même, ils en parleront autour d'eux, les choses se sauront et
l'expérience leur paraissant nouvelles, ils voudront à nouveau la vivre, et l'intérêt serait ainsi engendré.
Je suis persuadé que cette forme d'art dans les rues, pas un théâtre "de" rue mais un théâtre "dans" la rue peut avoir un succès rettentissant et ouvrir à un nouveau public les portes de la
poésie et du théâtre plus conventionnel.
Par Ivan Deschamps
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Publié dans : Écrits théoriques
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