Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /2009 08:37
Avant de commencer, libre à moi de m'expliquer. Le but de ces textes sera dans un temps premier de marcher dans les traces d'un homme penseur de la langue comme je l'aime, j'ai nommé Roland Barthes. La première lecture des Fragments du discours amoureux m'a changé à tout jamais, j'y ai trouvé un moyen simple, presque ludique d'envisager la question d'un point de vue intellectuel. Comme quoi, intelligence et facilité ne vont pas forcèment par des chemins opposés.

C'est pourquoi, je vais commencer à écrire des fragments soit en reprenant les chapitres de Barthes, soit en en écrivant des personnels.





Pourquoi ?

À la question pourquoi le théâtre, l'être qui l'aime se demande s'il le lui rend bien, s'assurant par la même question qu'il fait vraiment tout son possible pour être à la hauteur de ce qu'il reçoit. Et cette réponse varie selon qu'il est spectateur ou acteur de l'objet théâtre.

1. J'aime le théâtre. C'est un fait mais pourquoi l'intérêt que je lui porte est si fort ? Suis-je quelqu'un qui comme Pridamant se réfugie dans la magie du théâtre pour y trouver réponses à mes interrogations ? J'aime le théâtre pour ce qu'il peut m'apporter cela est certain, d'autant plus lorsque l'on ne se trouve que dans la position de spectateur. Le schéma se trouve être alors celui-ci: moi spectateur je suis Pridamant qui recherche conseils, voir réconfort, alors je vais voir le magicien Alcandre qui lui utilise l'objet théâtre pour me révèler ce que j'attend. C'est ce que l'on appelle l'illusion comique, car rien n'y personne ne viendra me donner vraiment un conseil, c'est l'interprétation personnelle de ce que je pourrais voir et entendre qui me fera prendre une décision. Qui plus est, moi, en position de magicien, si je revêt mon costume d'Alcandre, je me leurre moi-même; car quelle pouvoir m'est donné pour penser que je peux vraiment faire changer les gens.

2. Le théâtre parce que tout le monde y trouve un compromis rassurant dans les échanges humains. Nous aimons par le théâtre, ce lieu d'échange de mots et parfois d'amour, d'histoires qui nous feront échanger autour d'un verre qui pourrait conduire à plus. J'aime le théâtre parce qu'il me fera voir autre chose, l'attente que je nourrissais n'était au final qu'une illusion, et j'aime le théâtre pour la surprise qu'il peut me réserver. Pourrais-je accepter le Clindor que la représentation va me donner, comme un héritage, un fils né de l'amour que j'entretiens pour le théâtre ?

3. Finalement, nous aimons le théâtre, j'aime le théâtre pour le désir qu'il peut faire naître, le lien d'amour sacré qui unit le spectateur à un texte, à une représentation, à tous les échanges qui y auront lieu. Nous aimons le théâtre parce que nous aimons et désirons le pouvoir magique de tous les Alcandre du monde mais aussi celui des Pridamant qui acceptent de se laisser raconter ces histoires avec une innocence toute maginifique et enviable; mais ausi que dans le lieu de cet échange entre ces deux parties, nous pensons pouvoir prendre une part l'un de l'autre qui nous fait tant envie. Pour finir, le langage amoureux que parle les spectateurs et les créateurs est beaucoup plus proche du simple discours amoureux, un besoin existe entre les deux parties, parfois il est non-avoué, il peut avoir besoin de distance ou non, mais le fait qui ne varie en aucune façon est qu'il est d'une force peu commune puisque l'on en redemande à chaque fois.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Fragments d'un discours amoureux (du théâtre)
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 10:10
imaginons un instant que la poésie puisse redorer son blason, non comme il l'était avant mais bel et bien comme il doit être aujourd'hui, d'une manière différente.

Nous ne pouvons plus envisager la poésie et le théâtre qui la porte de la même manière qu'avant. Les temps ont changé, les façons de ressentir aussi. S'il faut écrire avec son temps, il nous faut aussi vivre les choses dans le présent et non en allant chercher des émotions passées, des sensations qui n'existent plus aujourd'hui. Ce n'est pas une chose triste que d'oublier les émotions du passé si nous faisons tout pour bien vivre celle qui nous sont soumises par les créateurs.

Imaginons des trétaux dans la rue avec des comédiens dessus. Ce serait encore mieux si nous pourrions capter l'attention d'un public qui serait spectateur involontaire, un spectateur volé en quelque sorte, à qui nous n'aurions pas donné le choix. Si l'on force avec délicatesse les gens, ils viendront après d'eux-même, ils en parleront autour d'eux, les choses se sauront et l'expérience leur paraissant nouvelles, ils voudront à nouveau la vivre, et l'intérêt serait ainsi engendré.

Je suis persuadé que cette forme d'art dans les rues, pas un théâtre "de" rue mais un théâtre "dans" la rue peut avoir un succès rettentissant et ouvrir à un nouveau public les portes de la poésie et du théâtre plus conventionnel.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Écrits théoriques
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 09:59
Avec beaucoup de prétentions, je veux lancer dans l'espace, dans le temps et dans d'autres dimensions que celle même du langage le nouveau théâtre, celui que j'aime, qui place les mots, la poésie dans leur sens premier, dans une sorte de sens de partage, où cohérence n'a pas nécessairement de significations. Je veux voir ce théâtre débarassé d'un amas d'idées reçues, il nous faut repenser l'objet théâtre que nous aimons.

J'aurais aimé connaître le temps où de la poésie était lue dans des salons privés, qu'elle resplendissait offrant à ses auditeurs d'infinis moments de grâce.

Nous avons besoin que ce temps nous revienne, nous avons besoin de lire dans les cercles ces mots qui peuvent changer bien plus que notre imaginaire puisse s'en convaincre. Je sais que ces paroles de manifestes sont dans un certain sens chargées de dictature mais alors, que faire d'autre pour moi, pour que mes idées soient. Il ne suffit plus de le dire à droite ou à gauche, personne n'écoute tant que les idées ne sont pas affirmées avec force et courage. Je veux beaucoup plus que toutes ces choses, que toutes ces attentes, il nous en faut plus, et je pense pouvoir les donner.



Le théâtre n'est en sommes qu'un lieu où des gens viennent, se retrouvent et partagent des moments littéraires. Certains sont du côté public et d'autres, beaucoup moins nombreux, sont sur une scène. Peu important l'endroit il faut que les mots se réapproprient cet espace et qu'ils reprennent leur droit sur une mise en scène qui souvent vient là plus pour mettre en avant le talent d'un artiste que la puissance des mots que le spectacle doit projetter aux consciences. J'en viens par là à penser un théâtre simplement composé de comédiens et de textes, les mots suffisants à s'approprier l'espace, le temps n'étant qu'une affaire de sensibilité personnelle, rien n'est à y faire, sinon donner l'illusion que la poésie nous le prend pour nous le rendre une fois la représentation terminée.

Alors imaginons, un coin de rue, un trétaux, des comédiens, un texte et l'objet théâtre est en place. Il suffit alors pour l'équipe de ccréation de déployer les artifices nécessaires pour capter l'attention des gens, et ces artifices sont aussi bien les techniques de jeu que le texte donné.

Alors imaginons,...(à suivre)
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Écrits théoriques
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 20:21
Le Nouveau Théâtre est la première chose à laquelle j'ai pensé et paradoxalement, la première chose que j'aurais refusé. Mais le temps étant ce qu'il est, je m'abandonne avec nonchalance à ce que je ne serais jamais et lance une dernière pierre dans la marre sale et noire qui représente ma vie. J'aurais tant aimé que cela soit une une fleuve puissant mais tout à la fois rassurant, apportant la vie à ceux près de qui je passe. Au lieu de cela je sème la mort autour de moi mais lâchement sans bouger, je suis incapable de la porter ailleurs, je la donne misérablement à quiconque s'intéresse à moi.

Le Nouveau Théâtre sera la voix de ce que je suis, de ce que j'aurais aimé être, de celui que j'ai cru pouvoir être, de mes pensées, de tout ce qui pourrait me constituer, car je ne sais plus qui je suis...
Par Ivan Deschamps
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