Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 11:03
Je me demande sans cesse où ma place se trouve
Si dans un temps record de ma vie j'atteindrais alors
La source de ce mal qui depuis trop longtemps couve
Un étrange monstre d'imaginaire saisant mon corps

Je cours dès lors dans un espace qui m'est inconnu
Dans les plaines et les rivières noyées dans mes rêves
Bercé par le chant de Charon qui sur sa barque fût
Sera toujours une ombre qui ne connaît pas de trêve

Sur les rives du Styx je promène mon coeur en pleures
Jamais je n'oserais traverser faire le pas entre ma vie
Et les nuages obscures que j'enlace depuis trop d'heures
Par un soupire je pourrais alors oublier toutes mes envies

Et j'abattrais toutes mes fonctions, tout ce que les gens attendent de moi et d'un coup violent j'effacerais le souvenir de ce que j'ai été, je prendrais sur moi la responsabilité de mes actes, je deviendrais ce que je suis, et le devenir ne fera plus partie de mon discours, je serais libéré de mes attentes, à quand quelqu'un pour lire entre les lignes et pour voir la révolution qui nous attend, pour voir la révolution dont nous avons besoin. Fini cette complaisance à faire les choses parce qu'il faut le faire, parce que c'est bien, il est temps de nous sauver en faisant ce que nous désirons faire, ce qui est bien pour nous, et dans élan quelque peu suicidaire, je prendrais la parole pour moi et crierais bien fort et bien haut que je suis ce que je suis et qu'aucun de tout ceux qui veulent décider pour moi n'auront la force ni le courage de s'opposer à la personne que je suis.

Laissez moi parler, donnez moi la chance de le faire, les gens jugeront de ma valeur.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 17:31
Qui suis-je ? Mais qui donc semble parfois à ma perception vivre ma vie ? Ou bien de qui pourrais-je donc usurper l'existence ?

Et dans un songe je tombe et sombre tout au fond du labyrinthe de mon esprit, qui dans un espoir merveilleux, plein de couleurs, de formes vives et de chants si puissants qu'il me rappelle à la vie, me fait perdre pied chanceler lentement, presque dans un illusoire que je ne me souhaite plus.

Le pire dans tout cela, et les mots m'en savent témoins, c'est que je pense aimer cette situation, au même regret que la vie qui part avec un souffle du corps du mort, je ne sais plus ce que je dois penser, qui je dois penser, qui je dois être et je prend alors un désir pour une réalité. qui suis-je, existe-t-il quelqu'un ici pour me le dire.

C'est une éternelle question que je ne cesse de soulever dans mes pérégrinations, dans les voyages que je fais dans mon esprit, accompagné des gens qui vivent avec moi dans mon imaginaire.

C'est dansant, rompant avec la tradition.

Plus jamais il n'est question de vivre selon des choses qu'un sombre inconnu avait décidé pour lui il y a de cela trop longtemps.

Il ne me faut plus hésiter et croire vraiment en ce que je veux croire depuis si longtemps.

Alors, je pars dans un autre endroit, alors je tourne à gauche dans les méandres de mon esprit, quand attirer par autre chose à droite, la suivante, j'esquive un mouvement dont je n'avais pas envie, je me laisse alors entraîner dans la foule de choses et de mots et je n'arrive peut-être plus à suivre, mais je suis là, toujours, tenant ferme la bride que je viens de m'enlever.

Pause, mais je sais que cela ne va pas durer éternellement, je l'entend ce rythme qui bat fort ici entre moi et ce que je veux devenir, et le chemin se trace à nouveau, les murs semblent m'obéir, je sais que je suis né pour ce voyage, il me faut des mots et des images pour parler de tout cela. Il me faut un fil narratif qui ne ressemble qu'à moi et je dois cesser de vouloir manger l'herbe toujours plus verte des voisins. Parce que oui, la mienne est rouge et alors, il me semble qu'à chacun appartient ses choix.

Les murs sont rouges de passion, tout comme mon coeur rouge de sang irrigée par l'amour des choses paltpitent toujours plus fort. À quoi me sert de vivre s'il n'y a pas de il et de elle pour amis ?

L'on se reconnaît dans ses amis mais aussi dans ceux qui ne le sont pas.

Je ne sais pas qui vit dans ma tête quand je ne me souviens plus de rien et je ne sais pas de qui j'ai pris l'instant quand j'ai rêvé d'une autre existence.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 13:07
Débordant d'énergie que je ne sais contenir j'appuie mes envies et mes désirs sur mon art, et je crie, je parle. Cela devient clairement certain: je souffre de logorrhée.

Je parle je parle je parle et je parle, encore toujours, de manière continuelle, il me faut exprimer ce que je suis, qui je suis et les autres choses ne sont rien. Je fais les choses parce que je veux les faire, je ne me donne aucune limite, si je veux faire une chose, comme atteindre les étoiles, les nuages de Mars, aussi sombres et inquiétants que beaux et terribles.

Et dans toute cette agitation la musique retentit, comme dans la nuit le hullulement du hiboux qui est déjà prêt à fondre sur sa proie, pauvre petit animal qui ne se doute de rien, pensant qu'à la protection de la nuit aucun prédateur ne pourra lui faire de mal. C'était sans compter sur le mal qui habite dans les forêts et une énergie se manifeste, l'animal a peur, la musique des ailes du hiboux se fait entendre, il pousse son cri de guerre et attrape le pauvre animal dans sa frêle tranquilité.

Débordant d'énergie, je cours partout, sans savoir où je vais, il me faut faire s'échapper cette énergie insupportable que d'autres peuvent envier, cette énergie qui me fatigue, mais qui tout de même continue de me pousser vers les bords fragiles de la folie.

J'essaie de retracer le mouvement imperceptible de mon esprit qui dans les chambres de mon inconscient essait toujours de trouver une porte vers cette folie, je revois par quels chemins je suis passé de la naïveté à une exagération délibérée de ce que je suis, un mouvement perpetuel que nul ne peut arrêter, j'essaie de me représenter le schéma mental qui compose mon existence, qui fait de moi ce que je suis et dans un murmure je m'entend dire: il n'y a pas d'issue, continue d'avancer. Rester où tu es te tuera, reculer te fera souffrir, avancer est la seule solution.

Alors, débordant d'énergie, je me noie dans un flot de paroles, esclaves de ma folie, de ma folie naissante, les parasites qui conquérants de mon esprit ne connaissent jamais de trêve sont toujours là, aggripés à des résidus de moi-même qui ne demandent qu'à rester ce qu'ils sont, mais esquissant un sourire, je me dis qu'il faudrait que je m'y abandonne totalement, ainsi je n'aurais plus aucune barrière pour m'empêcher de prendre de l'avance, et ainsi libéré et heureux je serais en mesure de réduire l'écart qui me sépare de ma folie, peut-être qu'il me sera possible de m'en rendre maître.

Je serais alors ce hiboux de la nuit, bravant toute peur, fou à lié, mais étant trop fort pour tout lien existant, prêt à tomber sur les gens pour leur expliquer la vie, tel que je la vois, tel qu'elle est pour moi, je serais le metteur en scène du spectacle de leur vie, et sans sourciller un seul instant je pourrais me dire que cette folie qui se sera emparée de moi aura bien fait son travail, ma mutation sera complète et je pourrais ainsi m'exprimer des plus librement.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 11:21
Il est clair que les gens de mon âge, et il est difficile de parler comme cela sans se demander qui l'on peut bien être, les gens de mon âge donc sont tous, de manière consciente ou non, une génération qui devra vivre avec le traumatisme du 11 septembre. C'est une chose qui dans notre art se verra que nous le voulions ou non, qui sera une sorte de veine conduisant un sentiment étrange vers le coeur et il nous faudra vivre avec cela. Jusqu'à ce jour-là tout se passait bien, le monde semblait être dans un moment de calme et d'enfance, nous étions des enfants qui n'avaient jamais vu la guerre, qui n'avait vécu avec la peur et tout d'un coup, par un formidable effet de théâtre, un deus ex machina des plus fantastique, notre vie a basculé dans l'irréel de l'horreur.

Le plus dur et ce qui a été le plus rude dans cette journée c'est que la plupart d'entre nous avons assisté à cet évènement en direct depuis notre intérieur confortable et jusque là sécurisé. Mais toutes ces choses que nous connaissions étaient bien finies et il devenait frappant dans notre esprit que les choses ne seraient plus les mêmes. Ce jour du 11 de septembre 2001 a conditionné tout ce que nous vivons aujourd'hui, il a formé une vision de l'art que nous n'aurions pas eu, plus que pour beaucoup d'autres générations. Il n'y a que nous qui pourrons parler de ce que ce jour-là a provoqué sur l'humanité, car dans un temps sans terreur qui était le notre l'inhumanité dans son costume le plus beau et le plus sombre à la fois nous a touché et s'est montré présent. Nous n'avions pas le mur de Berlin, ni la guerre froide, nous vivions dans un monde où tous ces poids n'étaient plus chez nous, à l'extérieur oui, mais chez nous non.

Nous avons découvert avec des yeux tout neuf des choses que bien des adultes avaient déjà vu et vécu. Bien avant l'âge nous avons été mis face à face avec les sentiments d'impuissance et de folie. Qu'avait-il bien pu se passer dans la tête de ces gens ? Et surtout qu'aurions-nous fait à leur place ? Les médias nous mettaient en face du problème, nous faisaient vivre cette expérience sans effets spéciaux, sans trucages, sans scénarios établis à l'avance. Et ils nous disaient que l'avenir nous appartiendrait, ils nous montraient le nouveau chemin que la violence venait d'imposer au monde. Ce jour-là est dans notre coeur quoiqu'on en puisse dire, et il serait innaproprié de le nier car si jeune et être frapper de plein fouet par ce jour du 11 de septembre c'est comme accélérer brusquement le tempo en plein milieu d'une symphonie, nous perdons une partie de l'oeuvre et il nous faut tout reconstruire d'après ce que nous imaginons.

Ce jour du 11 de septembre, les vrais attentats n'ont pas été dirigés contre l'amérique, mais contre la lumière de l'enfance, tout a été détruit, ce crime a été dirigé contre l'humanité et tout ce qu'elle considérait comme étant vivant. Ils ont réduit à néant la vie telle que nous la connaissions et cela sans sourciller une seule seconde. Cette génération dont je fais parti porte les traces de ces jours dans son coeur et chaque battement frémi dans la nuit noire de cette période troublée qui n'est que l'enfant de ce jour du 11 de septembre, la date de naissance d'une vie où l'on tatte l'obscurité pour chercher où nous aurions bien pu aller, ce que nous serions devenus. Nous sommes tombés dans le noir de l'existence dans personne pour nous aider à nous relever, nous étions petits, ne savions pas marcher, et ce jour-là les adultes n'ont plus pensé qu'à eux-mêmes, à comprendre comment ils ont bien pu en arriver là et nous avons du alors nous construire par nous-même.

Souviens-toi de ce jour du 11 de septembre 2001 quand tu as commencé à vivre bien plus loin que tu ne le devais et que ton art a pris un tournant irréversible vers un monde que tu dois désormais te construire toi-même, sans l'aide de personne, et alors, dans un soupire plein d'exaste tu croiras peut-être un jour en l'amour.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Chroniques - Communauté : Vive le désordre !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /2009 18:22
Je laisse aller mon langage bien, bien plus loin que les étoiles et se dire quelque chose veut signifier à l'humanité que je suis vivant et que je me laisse aller encore plus loin que mes mots.

J'aime me répéter et me laisser croire que je peux tout devenir que je n'ai pour limite que celles que je m'impose, il me faut alors ne m'en imposer aucune et me laisser croire que je peux être affranchi du monde réel.

Je, parce que tout le temps tout commence par un je, suis là et me berce moi-même d'illusions ou d'autres choses je ne sais s'il me faut justifier mes actes et c'est par les montagnes, près des bords de mer que je suis peut-être au plus quelqu'un au mieux moi-même.

Je vis et je vois le monde tel qu'il est, je ne peux m'empêcher de le constater et à quand bien même la vie me réserve des choses incroyables il y aura toujours une âme pour la voir et danser quelques pas maccabres autour de moi, m'instruisant ainsi de ce que je pourrais faire de mon avenir.

Je suis sans éloge pour le monde mais j'en déborde pour ce qu'il pourrait nous offrir et de tout cela il n'y a aucun paradoxe à retirer, c'est la vérité qui pourtant nous aveugle mais quand même peut nous sauver.

Je ne construit rien, j'assemble le réel pour en faire surgir de manière innatendue une essence qui pourrait me retenir de la mort, qui pourrait me dire dans un coin de l'oreille que oui je suis bien là et que les mots que j'aime m'appellent avec de grands signes.

J'aime étaler les mots devant moi, et j'aime la vie de manière absolue mais je n'aime pas ce qu'elle s'est laissée faire par des gens un peu trop avide de pouvoir et de pouvoir faire ce qu'ils veulent sans penser aux autres.

Je suis une partie intégrante des autres au même jugement d'un autre et les corbeaux de malheur qui dans le ciel tournoient ne me font pas peur, je sais ce que je vais valoir à la fin car je fais tout pour que rien ne puisse me détourner de mon chemin.

Je m'énerve après les autres, je m'énerve et dans une énergie brute, sans artifice aucun, je me livre à moi-même et j'expérimente sur mon désir ce que je suis.

Je me laisse tomber dans les nuages de mon inconscience, heureux.

J'édite mes lois et elles n'ont d'injustes pour vous que le fait que j'en sois l'ordonateur, ainsi il n'appartient qu'à moi de décider si elles sont bonnes ou non.

Je n'aime pas ce que je pourrais ne pas faire, et toi, Muse, livres-toi à moi s'il te plaît, tu me parles bien depuis trop longtemps sans que je ne te connaisses, alors montres-toi, je veux te voir.

Je déconstruis le réel et je donne naissance à mon réel.
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés