Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 10:04
Tout tient dans un moment d'économie de la chose.

Seul le désir des mots nous porte le reste n'est qu'un plus, un surplus, voir même une frivolité. Si je tiens pour acquis le fait que j'aurais avec moi des gens pour me soutenir dans les représentations, je préfère y voir des personnes auxquelles je vais raconter quelque chose, et ce, en utilisant la poésie.

Elle est comme une mélodie qui nous berce; mais de tout, sauf d'illusions.

Elle nous tient dans un moment physique, où les mots deviennent des choses palpables, capables de nous heurter, de nous faire du mal autant que de nous faire du bien.

L'histoire alors racontée ne devient réel non pas à cause des artifices que le théâtre nous impose trop souvent mais grâce à la puissance que les mots prennent, libérés dès lors des contraintes que le réel leur donne.

Mon idée n'est pas bien compliqué: limité le champ d'action du réel au strict minimum, les objets doivent être des outils d'interprétations et non pas l'interprétation elle-même du récit; les mots, eux-seuls, ont le pouvoir de guider le récit, et il ne faut pas le leur enlever, ni brider cet élément très proche du miraculeux.

Les mots alors se tendent et prennent une forme inattendue qui nous touche encore une fois à l'opposé de ce que nous pouvions attendre.

Le théâtre est un lieu de paroles, où l'on voit la parole, et rien ne saurait l'empêcher d'y prendre ses droits, et rien ne saurait masquer la réalité de la chose sous quantités d'artifices plus ou moins réussis.

Doit demeurer le théâtre et les mots, le reste n'est que superflu; autant qu'en dire plus serait inutile.
Par Ivan Deschamps
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /2010 17:40
J'ouvre les yeux et que vois-je du monde
Cet univers perdu dans milles méandres
Il ne me manque rien j'attaque ma fronde
J'ai beaucoup trop de monde à pendre
Haut et surtout court il n'y a aucune chance
Je ne donne rien à personne je garde tout
Ils ne leur restera que ce goût amer et rance
La chose sera longue douloureuse et flou

Dans de trop nombreuses conjectures, dans de trop peu nombreuses réalités
Ils se perdront et errerront se frappant le dos ne sachant plus pourquoi ils l'ont fait

Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir

Je me construis une mythologie très personnelle
Le monde n'a rien de tout ce qu'ont dit superficiel
Tant et si bien qu'en rien je n'accepte votre défi
Je décide de tout me concernant il s'agit de ma vie
Je vous ai laissé croire que vous en étiez les maîtres
En tout vous avez usurpé mon identité d'être vivant
Dans l'enfer de votre esprit je vous envoie paître

Quelqu'un me tient et tente l'enchaînement de ma liberté, veut violer mon esprit
Mais c'est pour vous que je relâche ces vices qu'ils s'attaquent à toutes vos envies

Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir

Directeurs de foi de conscience entendaient moi
Je vous ordonne d'écouter les paroles des gens
Quand la rue parle du ciel tombe le sang des rois
Annihilation des privilèges c'est ce qui vous attend
Regardez-moi bien dans les yeux je m'appartiens
Vous n'avez plus rien je ne vous donne plus rien
Ecoutez-bien quand les gens agissent ça fait mal
Dans notre joie personne n'écoutera vos râles

Et la boue dans laquelle vous partaugerez n'est rien d'autre qu'un bel aperçu
De l'intense et profonde misère que sera votre esprit quand vous serez déçu

Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir

Le canon sur la tempe avec soin je m'applique
Je veux me battre contre tout avec milles coups
Et dans aucun d'eux je n'entendrais la supplique
Impossible d'arrêter la punition infligée à ces fous
Je ne veux pas et je la regarderais avec plaisir
Vous ronger de détresse aspirer tous vos désirs
Je serais spectateur de la chute de tous ces grands
Et j'écouterais avec passion vos cris de délirants

En quoi suis-je moins humain que ces maîtres à esclaves modernes, je suis blanc
Je suis noir, je suis tout et rien à la fois, mais je ne suis pas vous je suis vivant

Plus rien à faire
Il s'agit de vivre pour mourir
Plus jamais se taire
Il s'agit de parler pour en finir
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 22:12
Je ne sais plus où cela me conduit et quand  bien même
Les mots sont près de moi ils m'échappent
Quittent mes sens
Prennent alors leurs sens cachés ou bien dévoilés

Imagine imagine imagine

Le répèter perd son sens
Mais ne pas le dire efface bien des envies
Donne la vie aux regrets dont aucune image ne peut ternir le reflet

Et dans l'amer mémoire
Sur ses rivages aux nombreuses perles de rosées
Dans une poésie intense et voulue
Je ne peux m'y résoudre à y croire

Les mots sont comme des morts dont le souvenir gâtent l'existence
Car rien ne peut faire oublier la cruelle vérité de l'instant

Je vis et meurs chaque jour un peu plus
Je vis et pour mon malheur je le vois
Et au jour de ma mort je dirais je le vis...

Imagine imagine imagine ce jour de novembre
Qui dans sa grisaille te vit paraître

Pourquoi parles-tu de ce jour ?

Je n'en ai aucun souvenir mais depuis je suis en vie...
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 22:08
Dans le jour d'attente
Et la rareté d'un temps
Je serais ma loi


Mon espoir s'enfuit
Et se fane comme les fleurs
Qu'aurais-je gagné ?


L'injuste me parle
Mais de sa voix je n'entend
Qu'un sombre néant
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
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Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 22:17
La musique donne au coeur l'illusion de bouger
Et au coeur de traduire la suite sans s'y méfier
C'est une de ces choses sans traduction possible
Un moment tout ce qu'il peut exister de risible

Oh, les sons ne se suivent pas pour se ressembler
La liberté s'impose aujourd'hui dans un ordre sans lien


Évident ou non, il m'apparaît que je ne ponctue presque plus rien
Ou bien le constat est récent pour une activité plus ancienne

Je bouge
Le regard tout aussi bien peut le faire

Rien ne doit
Rien de droit

M'étouffer, me priver de cette envie de liberté
Car il ne suffit pas d'être libre, tout au mieux de penser l'être
L'envie doit être motrice de ce fait, de cet état

Qui se doit
Qui de droit

Lors des rencontres entre droit et devoir les choses s'inversent
Le discours n'est plus cohérent

En apparence,
Seulement,
En apparence,

Les choses peuvent devenir physique, les mots sont des choses
Dès lors,
Une chose a de manière contrôlée ou non
De manière voulue ou non
Un mouvement, qui lui est propre, qui lui est imposée

Mais cette chose devient mouvementée
Le propre du mouvement étant qu'il peut apparaître comme étant beau
Tout dépend des yeux qui observent ce mouvement

La chose peut être belle sans absolu
Dans l'absolu tout peut être beau
Une fois encodé par un mouvement observé

Mais cela n'a rien de scientifique car rien des choses de l'esprit
N'est mesurable ni quantifiable
Les émotions trop personnelles que nous vivons tous
De manière égoïste
Dans notre petit coin bien à nous, fermé par nos limites
Ne peuvent se partager

Ce qui se partage, c'est l'impression physique qu'elles laissent sur nous
Qui se voient sur nous et que les autres peuvent réussir à comprendre

Et l'émotion dans un mouvement d'une grâce et d'une volupté infinie
Finit et se confond dans un silence que rien ne saurait venir ternir
Par Ivan Deschamps - Publié dans : Poésie polémique - Communauté : Vive le désordre !
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